Présidentielle 2012

Source : Ouest France.fr

Cette requête a, de l’avis même de la principale intéressée, peu de chances d’aboutir. Maryse Joissains-Masini, maire UMP d’Aix-en-Provence a toutefois saisi le Conseil constitutionnel dans le but de faire annuler l’élection présidentielle.

Le maire UMP d'Aix-en-Provence, Maryse Joissains-Masini, a adressé ce mercredi une requête au Conseil constitutionnel, demandant l'annulation de l'élection présidentielle, trois jours après avoir contesté « la légitimité » de François Hollande. C’est ce qu’elle a indiqué dans un communiqué.

Dimanche, le députée-maire avait contesté « la légitimité » du président élu, dénonçant « un danger pour la République » dans des propos tenus devant des médias locaux et réitérés mardi à l'AFP.

« Je ne pense pas qu’il soit légitime »

Dans un entretien vidéo mis en ligne par Aix City Local News, Maryse Joissains-Masini a réagi dimanche à l'élection de M. Hollande en ces termes : « Même si M. Hollande est proclamé président de la République, je ne pense pas qu'il soit légitime parce qu'il y arrive après un combat anti-démocratique comme on ne l'a jamais vu dans ce pays (...) Par voie de conséquence, je ne me sens pas liée par ce président de la République que j'estime illégitime ».

Et d'ajouter : « C'est un danger pour la République ». « Parce que cet homme n'a jamais fait la démonstration qu'il ait réussi quelque chose dans sa vie ».

Avocate honoraire au barreau d'Aix-en-Provence, elle fonde sa requête sur trois motifs : le « dépassement des comptes de campagne », la « propagande abusive ayant entaché fortement l'équilibre du scrutin » et la « complicité d'infraction à la loi syndicale », évoquant le soutien « du secrétaire général de la CGT et de ses troupes », indique-t-elle dans sa demande.

« Peu d’espoir dans la décision finale »

Dans son argumentaire, l'élue évoque notamment « un lynchage médiatique de Nicolas Sarkozy » ou encore déplore que les primaires socialistes aient « mobilisé les médias pendant plus de quatre mois ».

« Même si j'ai peu d'espoir dans la décision finale, je me devais en mon âme et conscience, témoigner pour l'histoire de mon pays », écrit-elle enfin.