Guy Geoffroy 2La chronique quotidienne du député Guy GEOFFROY - 15 mai 2013


« OUVERTURE DU FESTIVAL DE CANNES :
DANS LA CATEGORIE « FILM CATASTROPHE »,
GRAND FAVORI : « RECESSION »

de et avec François Hollande, Jean Marc-Ayrault, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg …… ».
Ce n’est pas parce que le nouveau pouvoir nous a habitués depuis un an à une succession ininterrompue de mauvaises nouvelles pour la France et les français qu’il faut rester indifférent et « ordinairement accablé » et donc fataliste suite à l’information tombée ce matin concernant l’état de notre économie.

Déjà en forte réduction au dernier trimestre 2012 (-0,3%), l’activité économique s’est à nouveau contractée au 1er trimestre 2013 avec une nouvelle baisse de 0,2% de notre PIB.

La France est donc officiellement en récession et personne ne doit s’en réjouir.

Et cette situation n’est pas le fruit, étranger à la France, d’une crise face à laquelle, pour reprendre la formule « historique » de Mitterrand, nous « aurions tout tenté ».
C’est bien le résultat de la politique menée depuis un an et qui a conduit, aggravant les effets de la crise, à une perte de confiance progressive des investisseurs et…des consommateurs.

Jusque-là, la consommation avait vaille que vaille maintenu notre PIB dans un état stationnaire qui, en soi, n’était pas satisfaisant, mais permettait d’écarter dans l’immédiat le « pire des pires », cette spirale qui conduit au relâchement de tous les leviers qui, en se conjuguant, permettent d’entretenir et de développer la croissance, seul élément conduisant une économie à créer des richesses et donc de l’emploi.

Mais les français ont progressivement réalisé, depuis un an, combien étant gigantesque le fossé entre le discours lénifiant de Hollande, générateur de promesses fallacieuses, et la triste réalité qui s’est abattu sur tout un chacun, avec la multiplication des hausses d’impôts et la suppression des avantages du « travailler plus pour gagner plus » et donc de l’encouragement à relever les défis de ces temps difficiles.

Ils savent que désormais, il leur faudra « travailler encore plus pour toucher de moins en moins ». Quant à leur retraite….. !

Les 9 millions et demi de salariés bénéficiaires de la suppression des charges et impôt sur les heures supplémentaires ont enregistré le premier choc dès octobre dernier.
Ils savent désormais que le 2ème choc est à venir, avec l’augmentation de leur impôt sur le revenu à l’automne prochain.

Ils ont perdu confiance, pour peu qu’ils aient jamais cru à ce flot de promesses insensées qui avait pourtant réussi à berner les électeurs.
Et pourtant ils ne font pas partie des "riches", cible prioritaire officielle des socialistes dont les flèches ont créé bien des dégâts collatéraux….

Et comme ils n’ont pas confiance, ils consomment moins pour épargner le peu qui leur reste pour leur garantir une meilleure sécurité face à un avenir de plus en plus incertain.

Que va dire le Président demain à ce sujet ?

Que ce n’est pas de sa faute ? On a l’habitude.

Que ce n’est pas aussi grave que cela et que la trajectoire est claire et bonne ? Il nous a déjà servi ce plat-là.

Que sa détermination est telle, en ce début de l’an II, que la situation, grâce à lui, va enfin s’arranger et que son gouvernement, dont la solidité et la compétence sont bien connues, va passer la vitesse supérieure ? Seuls les amoureux des mirages pourront y croire.

On reste très perplexe devant la situation qui nous submerge et, surtout, devant la confirmation quotidienne de la totale déconnexion du pouvoir en place avec les réalités et avec la nécessité de changer radicalement de cap.

Que va bien pouvoir dire notre Président, pratiquement « convoqué » par le Président de la Commission Européenne Manuel Barroso, pour faire avaler à nos partenaires tous nos renoncements, tous nos moulinets pour sans cesse gagner du temps et retarder la poursuite des réformes en profondeur engagées par Nicolas Sarkozy et François Fillon?

Alors qu’il n’y a vraiment plus de temps à perdre…..

Triste période pour notre beau pays, avec un gouvernement en telle perdition qu’un changement, plus qu’un remaniement, est aujourd’hui devenu obligatoire.

Et même Manuel Valls, un des moins mauvais, est désormais empêtré dans les suites de l’affaire des casseurs du sacre du PSG au point qu’il est apparu hier comme groggy, sur la défensive et sans vrai soutien sur les bancs de sa majorité.

J’en veux pour preuve sa déclaration étonnante selon laquelle les personnes mises en cause et gardées à vue dans le cadre de cette sinistre soirée seraient sévèrement sanctionnées…
On aimerait le croire. Mais que l’on me dise comment le Ministre de l’Intérieur peut se faire fort de décisions à venir d’une justice dont nous continuons à penser et à espérer, qu’elle est indépendante….

Et l’affection de certains magistrats bien engagés pour les trouble-fête ne conduit pas à un enthousiasme délirant à l’écoute des belles paroles du pensionnaire de la place Beauvau….

A suivre….

Ce mercredi 15 mai 2013,

Guy GEOFFROY