Guy Geoffroy 2La chronique quotidienne du député Guy GEOFFROY - 20 mai 2013

« OBJECTIF ELECTIONS LOCALES…. »

En annonçant innocemment qu’il n’avait pas renoncé au droit de vote des étrangers aux élections locales, Hollande a non seulement voulu donner des gages à ceux qui dans son camp continuent à le revendiquer, mais il a encore plus donné le signal de départ de la course aux prochaines échéances locales, à commencer par les municipales de 2014.

Car soyons sérieux une petite seconde : quelle est l’urgence nouvelle qui conduira à présenter tout de suite après les élections municipales de l’an prochain le projet de loi qui permettrait de faire voter les étrangers à celles de….2020, si ce n’est pour tenter de faire coup double ? mettre le bazar grâce au FN d’ici à 2014 et, surtout, disposer d’un électorat supplémentaire ( car il croit dur comme fer que les étrangers ainsi dotés d’un nouveau droit le remercieront massivement par leur vote !) pour….les départementales et régionales de 2015 !

C’est plus vrai que jamais dans l’immense inventivité socialiste : il n’y a pas de petits calculs….

Car, et ceci a échappé à bon nombre d’entre nous avec la promulgation de la loi sur le « mariage pour tous », le Conseil Constitutionnel a validé jeudi dernier la quasi-totalité des dispositions des deux lois organique et ordinaire qui entraînent la réforme des modes de scrutin et du calendrier pour les futures élections départementales et régionales qui sont donc reportées en 2015.

Le Conseil a quand même annulé au passage deux dispositions et je préfère le faire savoir sans attendre car les socialistes ne s’en vanteront pas :

J’avais pourtant signalé au gouvernement et à la majorité, lors de la séance de la Commission des lois, l’incongruité qui a fait l’objet de la première annulation :
Ils avaient en effet persisté à laisser vacant un des deux sièges du nouveau « binôme cantonal » s’il s’avérait que le titulaire et le suppléant ne seraient plus en situation de siéger, créant un vide juridique qu’ils avaient traité par le mépris malgré « l’aide » que je leur apportais en le signalant.

Et pan ! À trop vouloir être arrogant et considérer que l’opposition ne peut pas avoir raison, voilà ce qui arrive…..

La deuxième anomalie était encore plus grave car, pour essayer de conserver le maximum de chances de garder Paris, les socialistes avaient concocté une nouvelle répartition des sièges au Conseil de Paris qui, par le plus grand des hasards, avantageait les arrondissements actuellement tenus par la gauche au détriment de ceux où….la droite fait traditionnellement de bons scores.

Et vlan ! À trop vouloir tripatouiller les conditions d’un scrutin, voilà ce qui arrive….

Pour le reste donc, les dispositifs prévus par nos chers gouvernants vont entrer en vigueur en 2015.

De nouveaux « conseillers départementaux », qui succèdent ainsi aux actuels « conseillers généraux », élus en « binôme » une femme et un homme, dans de nouveaux et gros cantons, ce qui aura pour première et dramatique conséquence de limiter l’impact de la représentation des secteurs ruraux.

Que ne fait-on pas au nom de l’amélioration de la parité dans la vie publique !

Pour ne prendre que l’exemple de mon cher département de Seine et Marne, c’est ainsi plus de la moitié de la représentation des actuels cantons ruraux qui disparaitra au profit de nouvelles circonscriptions électorales en milieu urbain présumées plus favorables à la gauche….
Mais l’arroseur court toujours le risque d’être arrosé et le retour de bâton risque d’être terrible pour les socialistes qui peuvent être rejetés partout, à commencer par le secteur urbain où les conséquences funestes de la politique gouvernementale sont autant ressenties qu’ailleurs !

Et puis les communes seront plus nombreuses, à partir de 1000 habitants désormais au lieu de 3500 à désigner leurs conseillers municipaux selon le mode de scrutin de liste conduisant à la représentation des minorités.

Sans rentrer dans le détail de ces lois vraiment très compliquées puisqu’il s’agissait quasi exclusivement de maintenir la base électorale locale de la gauche, ou de croire et espérer la maintenir…., c’est à une profonde révolution que tout cela va conduire, le principal effet étant de limiter la représentation des territoires ruraux.

Après la fracture politique et morale, les socialistes nous auront donc gratifiés de la fracture territoriale.

Décidément, ils auront vraiment beaucoup abîmé notre beau pays, et uniquement pour des raisons dogmatiques et électoralistes.

Raison de plus pour le peuple, qui aura enfin la parole qu’on lui refuse sur tous les sujets importants (adoption par les couples homosexuels ; droit de vote des étrangers etc.) de manifester limpidement et massivement son rejet d’un exercice catastrophique du pouvoir qui conduit notre pays au déclassement et à l’abime.

Car de la même manière que la gauche veut maîtriser tous les pouvoirs locaux pour consolider son pouvoir national en attendant des jours meilleurs venus d’ailleurs, nous pourrons engager la reconquête de l’espoir en France en garantissant au maximum de communes en 2014, puis de départements et de régions en 2015, une gestion sage et responsable, la même dont le pays a besoin pour sortir solidement et durablement de la crise.

En tous cas, une politique tant locale demain que nationale après demain qui tourne le dos à l’impôt et à l’endettement rois pour privilégier tout ce qui concourt au bien-être de nos concitoyens tout en s’appuyant sur la liberté d’entreprendre et de travailler et sur la responsabilité individuelle et collective des citoyens.

Les futures échéances locales c’est OUI à la responsabilité et à l’initiative et NON à l’assistanat à crédit et aux dépenses inutiles de cabinets politiques pléthoriques et de communication transformée en propagande.

Dans ma commune de Combs-la-ville, j’ai largement, depuis 1995, donné l’exemple en baissant puis stabilisant l’impôt local, inférieur aujourd’hui de près de 6% à celui de…1995, en maîtrisant l’endettement à un niveau inférieur de moitié à celui des communes environnantes, en ne dépensant pas au dessus de nos moyens tout en développant de nouveaux services de proximité à la population.

Et tout ceci sans personnel politique dans un cabinet chargé de surveiller l’administration et…les élus.

Et tout ceci sans avoir dépensé en 18 ans un seul centime en frais de restauration, les quelques repas organisés pour des réunions de travail étant modestement pris à la restauration municipale….

On est loin des commissaires politiques et des petits fours à gogo…

Mais ça marche bien comme cela.

Alors préparons-nous pour une bataille municipale ardente car l’essentiel ne sera peut-être pas définitivement gâché si les français montrent clairement au gouvernement qu’il leur tarde de reprendre leur destin en main après le passage d’Attila Hollande.

Ce lundi 20 mai 2013,

Guy GEOFFROY