Guy GeoffroyLa chronique quotidienne du député Guy GEOFFROY - 9 juin 2013

« QUAND L’IMPOT FINIT PAR TUER L’IMPOT…. ».

Nous leur avions pourtant dit. Et ils n’ont bien sur jamais voulu nous écouter…

Lorsque les socialistes, revenus au pouvoir, se sont engouffrés aux commandes de la machine à augmenter les impôts, nous leur avions rappelé que la réduction des déficits, que nous avions courageusement engagée avec la « révision générale des politiques publiques », ne pouvaient passer que par la poursuite de cet effort et non pas par une nouvelle hausse des prélèvements obligatoires, en particulier fiscaux.

Peine perdue !

Les riches devaient payer. Les entreprises aussi…..

13 mois après, où en sommes-nous ?

Le déficit de l’Etat, par rapport aux prévisions initiales de recettes et de dépenses inscrites au budget 2013, a plongé de près de 10 milliards d’euros.

Le maintien de la volonté de continuer à dépenser de l’argent que l’on n’a pas est responsable d’une partie de cette aggravation.

Mais l’essentiel tient à la chute des recettes fiscales liées à l’activité économique.

Car si le produit de l’impôt sur le revenu a progressé de plus de 6%, démontrant ainsi une réelle augmentation de la pression exercée sur tous les ménages, par rapport à leurs revenus de l’année précédente, les recettes tirées de l’impôt sur les sociétés, donc sur leurs bénéfices, et de la TVA, sont nettement inférieures aux inscriptions budgétaires.

Ainsi, revenir, entre autres, sur les avantages accordés aux 9,5 millions de travailleurs en matière d’heures supplémentaires a immédiatement ralenti la consommation et donc freiné les recettes de TVA et en parallèle contribué au ralentissement de l’activité donc des résultats d’entreprises.

Ce qui revient à conclure, contrairement aux illusions socialistes, que la machine ne repart pas toute seule, surtout si la confiance disparaît et si les signaux adressés sont contraires à la liberté d’entreprendre, de travailler et de réussir.

Elle est bien loin l’affirmation que seuls les « riches » paieraient ! Et la spirale de la récession était inscrite dès l’origine dans les gènes de cette politique idiote. A défaut d’être riches, les français ont réalisé que pour les socialistes ils étaient bien les « cochons de payeurs ».

Et la récession est là aujourd’hui !

Et ce n’est pas l’annonce de la réduction du quotient familial qui va relancer la confiance, redresser la consommation et apporter au budget de l’Etat les recettes fiscales attendues, d’autant plus que dans ce secteur aussi le gouvernement annonce de nouvelles dépenses au moment même où il ponctionne les familles.

Le « trop d’impôt » a donc bien fini par tuer l’impôt !

Et je suis très surpris qu’on n’en ait pas parlé plus que cela depuis 48 heures. Pourtant il faudra bien se pencher sur cette aggravation du déficit et sur notre capacité à l’endiguer au moment où le regard de Bruxelles, contrairement aux moulinets du Président, se fait de plus en plus acerbe à notre égard. Et nous n’échapperons pas à ce qui nous attend si nous continuons à retarder les échéances…..

C’est peut-être bien pour cela que les socialistes essaient d’allumer un contre-feu en faisant mine de lancer le chantier des retraites. Il faut bien trouver le moyen de calmer la Commission européenne et surtout nos alliés qui aiment bien nos conseils, mais qui aimeraient bien aussi qu’avant de les leur adresser, nous nous les appliquions à nous-mêmes !

Ceux qui auront écoutés tout à l’heure sur RTL la Ministre Vallaud-Belkacem sur le sujet auront eu confirmation qu’elle était bien titulaire d’un Master 2 en langue de bois.

Elle n’aura pas pour autant convaincu grand monde de l’évènement que représente cette prodigieuse décision gouvernementale de se frotter à la question des retraites.
Comme si nous avions attendu les socialistes pour nous saisir de cette question brulante dont nous devons l’essentiel de la gravité à l’inconséquence des mêmes….socialistes….

La crédulité des français a quand même des limites…… !

Ce dimanche 9 juin 2013,

Guy GEOFFROY