Guy Geoffroy 2La chronique quotidienne du député Guy GEOFFROY - 10 juin 2013

« SEPT SUR SEPT… ! ».

Mieux que tous les sondages, les élections législatives partielles qui ont lieu depuis juin dernier témoignent de l’état réel de l’opinion dans notre pays.

Et il n’y a pas photo, il n’est pas vraiment favorable à la majorité en place puisque c‘est un carton plein, 7 sur 7 , que l’opposition réussit pour l’instant, sans compter la perspective intéressante qui peut s’ouvrir au soir du 23 juin avec le résultat fort attendu de l’élection de Villeneuve sur Lot, suite aux tribulations du sieur Cahuzac…

Ainsi hier, ce sont deux députés nouveaux de notre camp qui ont été élus.

Et je voudrais particulièrement saluer le retour parmi eux de notre très roboratif ami Frédéric Lefebvre, nouveau député représentant les français établis en Amérique du Nord, qui va sans nul doute conforter le socle de ceux qui ne ménagent pas le gouvernement et mènent une lutte acharnée dans l’hémicycle et dans le pays.

Rien de tout cela, au sein de l'opinion, n’est dû au hasard.

Le désamour flagrant que subit depuis l’origine le nouveau pouvoir porte plusieurs noms qui constituent autant d’explications rationnelles au constat d’échec grandeur nature que font les français, catastrophés et abasourdis devant tant d’incompétence, tant d’arrogance, tant d’incapacité à regarder la réalité en face et à agir pour le bien de la France et de ses habitants.

Ce désamour s’appelle "chômage" lorsque l’on constate la dégradation continue de la situation sur le front de l’emploi, tout ayant été fait à l’envers depuis 13 mois et rien ne semblant devoir d’inverser.

Il se prénomme "déficits" quand on mesure l’état de délabrement de nos recettes alors que les dépenses continuent à grimper et que l’on s’apprête à poursuivre dans cette voie, rien que pour défier l’Europe et nos partenaires.

Il prend l’allure d’une révolte naissante du fait de la volonté des socialistes de mettre petit à petit à terre la politique familiale issue de la réflexion généreuse et intelligence de la Résistance.

Il traduit la perplexité des français devant l’engagement d’une République irréprochable qui a pris les visages successifs de Cahuzac et des caciques des fédérations du Pas de Calais et de Marseille dont les exploits judiciaires défraient dorénavant toutes les chroniques.

Il se cristallise dans l’exaspération et la colère de tous ces citoyens qui aspirent à une démocratie rassemblée pour faire face, tous ensemble, aux lourds défis de l’époque et qui souffrent de ces combats « sociétaux » qui abîment l’unité nationale plutôt qu’ils ne la renforcent.

Il affleure à chaque seconde dans l’esprit de tous ceux qui ont cru, ne serait-ce qu’un instant, à la capacité d’un Manuel Valls à assumer et à assurer la sécurité et qui découvrent que tout ceci fait bel et bien « pschitt » si on regarde les chiffres inquiétants de la montée de la délinquance, surtout à l’ égard des personnes.

Il ne demande qu’à s’exprimer sur une grande échelle à l’occasion des prochaines grandes consultations de mars 2014, et avec d’autant plus de force et de volonté que le peuple a été sèchement privé du droit à la parole à l’occasion du « mariage pour tous ».

C’est pourquoi, grâce à nos deux nouveaux collègues, et au 3ème qui viendra, je l’espère, grandir nos rangs dans 15 jours, nous allons continuer sans relâche à affirmer l’intérêt de la France et des français et à « mener bataille » sur tous les fronts.

Il en va du salut du pays, et de l’avenir de nos enfants.

Ce lundi 10 juin 2013,

Guy GEOFFROY