Guy GeoffroyLa chronique quotidienne du député Guy   GEOFFROY - 25 juin 2013

« LE PLUS GONFLE DES DEUX N’EST PAS CELUI QU’ON CROIT ! ».

Sidérant !

Comme certainement beaucoup d’entre vous, j’ai entendu ce matin avec un certain effarement le sieur Moscovici pérorer au micro de Jean-Michel Apathie sur les ondes de RTL.

Et comme il ne recule devant aucun sacrifice, notre cher Ministre de l’Economie et des Finances a vraiment poussé le bouchon un peu loin…

Fringant partisan de la formule selon laquelle « la meilleure défense c’est l’attaque » il n’a pas hésité à déclarer que mon ami Gilles Carrez, Président respecté de la Commission des finances, et tous ceux qui au sein de l’opposition travaillent avec lui sur l’examen de l’état des comptes du pays, étaient, je le cite « gonflés » d’oser évoquer la dérive actuelle des comptes publics.

Quel culot ! On peut avoir de l’assurance, mais la pousser à ce niveau d’arrogance est quand même totalement inacceptable.

Qu’à peine 48 heures à peine après la bérézina de Villeneuve-sur-Lot le gouvernement traite avec autant de légèreté la situation économique, budgétaire et financière de la France est réellement insupportable.

Car la vérité est là ; elle crève les yeux !

Le budget 2013 a été bâti sur des bases notoirement trop optimistes que, hélas, la réalité a bien rapidement invalidées.

D’un déficit initial prévu à 3% du PIB, comme l’engagement présidentiel l’exigeait, on est passé à une estimation de 3,7%, acceptée du bout des doigts par la Commission Européenne qui en est bien remerciée aujourd’hui par les propos insultants du sieur Montebourg.

Et nous terminerons probablement l’année à 4%, bien loin de ce qui nous permettrait, dans le meilleur des cas, d’être non seulement à la hauteur de nos engagements, mais surtout à celle de l’intérêt profond du pays.
L’économie est en panne, asséchée par trop d’impôts.

Les rentrées d’impôts de toutes natures sont en baisse, du fait d’une frilosité bien compréhensible des acteurs économiques liée à l’instabilité règlementaire et fiscale permanente.

Et la dépense n’est pas tenue, résultat d’une surenchère sur les emplois publics qui met la France dans une situation intenable dont elle n’a aucunement les moyens.

Bref, le gouvernement persiste à cacher la réalité au pays et s’enferme dans le déni doublé du discours anti-Sarkozy primaire qui caractérise l’exercice de ce pouvoir depuis 13 mois.

Et nous aurons bel et bien un trou supplémentaire de 20 milliards d’euros à la fin de l’année !

En ce jour socialiste de la transparence, puisque nous allons nous prononcer dans deux heures sur les lois « Cahuzac », le gouvernement se livre à un exercice majestueux d’opacité budgétaire.

Et je vous trouve, Monsieur Moscovici, bien gonflé de nous trouver…gonflés.

Ce mardi 25 juin 2013,

Guy GEOFFROY