Chelles, mardi midi. C’est depuis ce centre de supervision urbaine que les policiers municipaux peuvent visionner en direct les images transmises par les caméras déployées dans la ville. La police municipale disposera
bientôt de 60 caméras en ville

 

C’est depuis ce centre de supervision urbaine que les policiers municipaux peuvent visionner en direct les images transmises par les caméras déployées dans la ville.

Cela fait déjà près d’un an qu’il est opérationnel. Mais avant d’inaugurer son centre de supervision urbaine (CSU), le maire de Chelles, Brice Rabaste (LR), voulait pouvoir dresser un premier bilan de cet outil, considéré comme essentiel dans la lutte contre la délinquance.

Après une première phase de déploiement d’une trentaine de caméras à travers la ville en 2015 sur des zones ciblées (l’avenue Gambetta et la cité Schweitzer-Laënnec notamment), la municipalité prévoit le même volume d’investissement cette année.

Les nouvelles caméras doivent cette fois être installées le long des avenue Foch, Résistance et des Sciences, dans le quartier des Coudreaux, ainsi qu’aux abords du centre culturel et de la piscine, qui fait parfois l’objet de visites nocturnes pendant l’été…

Les investissements dans le domaine de la sécurité et plus particulièrement dans celui de la vidéoprotection, parmi les plus lourds engagés par la municipalité depuis que Brice Rabaste en a pris la direction, s’avèrent selon lui payants. Sortant d’une réunion du groupement local de traitement de la délinquance, il a ainsi évoqué un «recul significatif » des actes de délinquance, en particulier des cambriolages et des vols avec violence.

 Chelles, ce mardi matin. Brice Rabaste, le maire (LR), Emmanuel Dupic, le procureur adjoint de Meaux (à gauche), et Cédric Gambaro, le commissaire de Chelles (à droite). Mais il a également rappelé que «la vidéoprotection n’est qu’un outil parmi d’autres de lutte contre la délinquance » et que si la commune enregistre aujourd’hui des résultats positifs en la matière, c’est aussi grâce à une meilleure coordination entre la justice, les polices, les bailleurs sociaux ou encore les établissements scolaires. Un discours repris en chœur par le procureur adjoint de Meaux, Emmanuel Dupic, et le commissaire de Chelles, Cédric Gambaro, qui ont en outre souligné le rôle déterminant joué par les caméras pour la constitution de preuves et l’identification de personnes.

A l’intérieur du CSU, on peut en effet constater de l’excellente qualité d’image transmise en direct par les caméras, équipées d’un zoom x30 et de vision nocturne. Le maire souhaite qu’à terme, le CSU fonctionne 24/24 et serve également à assurer des missions de vidéopatrouille et de vidéoverbalisation.

Grégory Plesse (L.P./G.P.)

(Source : Le Parision - Edition 77 Nord du 15 mars 2016)