Chelles, mardi soir. Le conseil municipal a maintenu les taux des impôts locaux pour la troisième année consécutive. LP/H.D.

Une troisième année consécutive sans hausse d’impôts, c’est ce qu’a voté mardi soir le conseil municipal de Chelles. Un choix assumé par le maire Brice Rabaste (LR) . « Conformément à nos engagements de campagne en 2014 nous avons décidé de maintenir la taxe d’habitation et les taxes sur le foncier bâti et non bâti inchangées malgré les contraintes budgétaires», insiste l’édile.

Le maire a souligné la nécessité de faire des arbitrages dans un contexte de baisse des dotations de l’Etat. «Nous allons faire des choix responsables en finançant les quelques grands projets prioritaires, ce qui devrait nous permettre sauf accident de ne pas toucher aux taux d’imposition d’ici 2020»

Vidéoprotection près des écoles

Des impôts locaux qui devraient cependant rapporter plus de 30 M € à la municipalité et lui permettre de financer le déploiement des caméras de vidéoprotection aux abords des groupes scolaires. Entamée au début de l’année, l’installation de ces caméras se poursuivra jusqu’en 2020. Coût du chantier : plus 800 000 € pour la municipalité, qui a sollicité des subventions auprès du Conseil régional et du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) lors de ce conseil municipal.

Un choix qui a soulevé des questions de plusieurs membres de l’opposition. «Les jeunes Chellois vont devenir riches en se lançant dans le business des caméras de sécurité », a ironisé Franck Mouly (PCF), conseiller municipal d’opposition. «Est-ce bien judicieux d’investir de telles sommes dans un dispositif qui n’a pas d’impact significatif sur la délinquance alors qu’il n’y a plus de moyens pour les crèches ou d’autres services publics», s’interroge l’opposant, qui a voté contre cette délibération.

Hendrik Delaire

(Source : Le Parsien - Edition 77 Nord - 30 mars 2017)