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Macron est un «progressiste», bien ancré à gauche qui avance masqué : un socialiste honteux du bilan Hollande.

Historiquement et à titre personnel, Macron a toujours été à gauche. Il est entouré d’une équipe de socialistes, il a bénéficié pour sa candidature de parrainages presque exclusivement socialistes. Il peut bien recevoir tous les soutiens possibles de tous les horizons, il est en marche sur son programme de gauche, social-démocrate qu’il n’a jamais modifié. Dans la perspective d’une éventuelle élection, il ne pourrait compter que sur une majorité d’origine socialiste avec des supplétifs centristes de gauche et écologistes, et aurait face à lui 3 ou 4 groupes politiques d’opposition à l’Assemblée nationale.

Macron propose un très mauvais programme politique

Le programme de Macron est caractérisé par :

Une absence de vision d’avenir, comme d’annonce de grands de projets pour la France. Son programme est constitué d’une accumulation de propositions ponctuelles portant sur tel ou tel point de gestion, comme dans la loi Macron et la loi Macron2 (loi travail).

Une faible compétence politique. Macron n’estime en aucun cas la faisabilitédes propositions de son programme, faute d’une maitrise des rapports de force politiques et sociaux.

Une absence de cohérence des mesures. Par exemple, Macron oscille, selon les sujets, entre une recentralisation et une déconcentration au bénéfice des collectivités locales.

Des prévisions budgétaires peu crédibles. Macron propose de multiples modifications du système fiscal, des exonérations de taxes ou des dépenses nouvelles avec beaucoup de calculs douteux. Par conséquence beaucoup de dépenses ne sont pas financées.

Macron défend la poursuite de la politique du quinquennat Hollande

Le programme de Macron peut se résumer à une dizaine de points principaux sur ce qu’il propose et sur les questions qu’il ignore :

Pas de baisse globale des impôts et des taxes.

Macron ne prévoitpas de diminution des dépenses publiques. Il annonce quasiment le même taux de prélèvements obligatoires à la fin du quinquennat, en concentrant davantage les impôts sur les classes moyennes, les fonctionnaires et les retraités (via une hausse de la CSG).

Pas d’objectif de retour au plein emploi.

Macron n’envisagepas une diminution massive du chômage de masse envisagée sur ce quinquennat, juste une petite baisse à termes.

Les portes ouvertes à l'immigration.

Macron a félicité Merkel de l’accueil de plus d’un million de migrants en Allemagne. Il a regretté que la France n’ait pas accueilli davantage de réfugiés... Il se déclare prêt à ouvrir les portes plus grandes encore à l’immigration.

Absence de retour à une politique familiale.

Macron n’envisage à aucun instant de revenir sur la réduction drastique des mesures en faveur des familles accomplie durant le quinquennat Hollande. Il ne comprend probablement pas le rôle central de la famille.

Un accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes.

Macron défend le principe de la parentalité pour les couples homosexuels dans la prolongation de la loi Taubira sur le mariage homo à laquelle il est fermement attaché. 

Pas de politique de jeunesse.

Macron ne prévoit, pour les jeunes, que la mise en placed’un service militaire obligatoire d’un mois. Cette mesure serait à la fois coûteuse et sans aucune efficacité réelle sur le plan militaire compte tenu de la durée et de l’absence de perspective. Le rétablissement d’une conscription viendrait apporter aux armées une charge supplémentaire, alors que celles-ci ont, au contraire, besoins d’effectifs et de moyens supplémentaires.

Une baisse des retraites.

Macron programmeune augmentation de la CSG pour indemniser les chômeurs, c’est à dire une baisse du montant des retraites.

Le choix du fédéraliste européen.

Macron défend le principe d’une intégration renforcée de la France dans le cadre de l’Union européenne. Il ne mène pas la nécessaire critique de l'Union européenne débouchant sur la renégociation des traités. Il propose la création d’autorités supranationales portant atteinte encore davantage à l’indépendance de la France.

La défense d’une «identité européenne» et d’une illusoire «souveraineté européenne».

C’est ce que prône Macron plutôt que d’évoquer la défense de l’identité française et la souveraineté française ; ces deux notions sont d’ailleurs absentes de son programme.

Une absence de positions fermes et claires sur la défense de la laïcité et sur la lutte contre le totalitarisme islamique sur notre sol.

Macron ne considère pas le caractère central de ces questions dans la situation actuelle de la France.

Macron affiche le choix du mondialisme au bénéfice de la finance.

Macron élude les problèmes posés par les excès de la mondialisation, et le poids des contraintes imposées par l’Union européenne. Il tourne le dos à la renégociation des traités européens et à la mise en place des nécessaires mesures de contrôle des échanges dans tous les domaines. Il reste partisan d’une vision ancienne d’un libre échange non maitrisé s’organisant au détriment des peuples. Il est porteur d’une vision du passé qui ne peut porter avantage qu’aux banques, aux fonds de placement et aux grandes fortunes dispersées partout à travers monde. Il est contraire aux intérêts des entreprises, de leurs salariés, de leurs cadres, de leurs dirigeants et enfin de la nation.

Il accompagne ce choix mondialiste d’une politique égalitariste socialiste et du renoncement à un projet de redressement national.

Co-responsable du quinquennat Hollande, il minore dans ses constats le contexte économique très dégradé de la France (taux de croissance faible, balance commerciale catastrophique, déclin continu de la production industrielle en France, etc.) et une situation sociale grave (chômage de masse et progression de la pauvreté).

En réaffirmant ses positions mondialistes, partagé par les élites cosmopolites, Macron est porteur de nouvelles menaces pour la France et les Français.

Tout au contraire, il faut tout mettre en œuvre, pour rompre avec la gestion socialiste, dans les plus brefs délais et pour apporter des réponses concrètes aux excès de la mondialisation dans tous les domaines, pour éviter de courir le risque d’un repli complet de notre pays sur lui-même.

(Source : Mouvement Initiative et Liberté (MIL) - 04 avril 2017)