Chelles, vendredi soir. La municipalité va augmenter le montant de l’amende pour stationnement impayé ou dépassé à 30 euros à compter du 1er janvier 2018. LP/Hendrik Delaire

Le forfait post-stationnement pourra être minoré si les contrevenants s’acquittent rapidement de l’amende. Ils ne paieront alors 15 euros au lieu de 30 euros, soit moins que les 17 euros actuellement en vigueur.

Trente euros. Ce sera le montant de la contravention pour stationnement impayé ou dépassé dans les zones payantes à Chelles à compter du 1er janvier 2018. Particularité à Chelles comme dans plusieurs villes de France : un forfait post-stationnement (FPS) minoré est mis en place pour les contrevenants, qui s’acquittent rapidement de leur amende. A Chelles, ils ne paieront alors que 15 euros au lieu de 30 euros, soit moins que les 17 euros actuellement en vigueur, s’ils règlent leur contravention dans les cinq jours.

Une décision que la municipalité justifie par la volonté de fluidifier la circulation dans le centre-ville et qui se fera de pair avec un renouvellement de l’ensemble des horodateurs du centre-ville et la création d’une application mobile pour payer le stationnement à distance.

Mais ces arguments ne convainquent pas les automobilistes garés ce vendredi dans l’avenue de la Résistance, une des principales artères du centre. « La première demi-heure est gratuite mais on se gare ici pour aller à la banque ou chez le médecin. On peut y aller pour moins de trente minutes et finalement être retenu et y rester plus longtemps. La sanction me semble disproportionnée par rapport à l’infraction », déplore Michel, habitant du Pin obligé de venir en voiture.

« Ce sera 30 euros la première année mais qui nous dit que la municipalité ne réévaluera pas le montant. Où vont-ils s’arrêter ? », s’interroge Alain, un Chellois qui se gare souvent dans la rue. « C’est du racket pur et simple ! C’est le genre de mesure qui va achever de couler les commerces du centre-ville. Les gens vont encore plus aller dans les supermarchés où les parkings sont gratuits », s’insurge Guy.

Hendrik Delaire

(Source : le Parisien - Edition 77 Nord - 16 octobre 2017)